À une demoiselle

Pour Piano et Chant.

La dent de ton Érard, râtelier osanore,
Et scie et broie à crû, sous son tic-tac nerveux,
La gamme de tes dents, autre clavier sonore…
Touches qui ne vont pas aux cordes des cheveux !

– Cauchemar de meunier, ta : Rêverie agile !
– Grattage, ton : Premier amour à quatre mains !
Ô femme transposée en Morceau difficile,
Tes croches sans douleur n’ont pas d’accents humains !

Déchiffre au clavecin cet accord de ma lyre ;
Télégraphe à musique, il pourra le traduire :
Cri d’os, dur, sec, qui plaque et casse – Plangorer…

Jamais ! – La clef-de-Sol n’est pas la clef de l’âme,
La clef-de-Fa n’est pas la syllabe de Femme,
Et deux demi-soupirs… ce n’est pas soupirer.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments