La source tombait du rocher

La source tombait du rocher
Goutte à goutte à la mer affreuse.
L’océan, fatal au nocher,
Lui dit : Que me veuxtu, pleureuse ?

Je suis la tempête et l’effroi ;
Je finis où le ciel commence.
Estce que j’ai besoin de toi,
Petite, moi qui suis l’immense ?

La source dit au gouffre amer :
je te donne, sans bruit ni gloire,
Ce qui te manque, ô vaste mer !
Une goutte d’eau qu’on peut boire.

Les contemplations

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À Philoxène Boyer