Les Plus Lus

  • Pluie d’automne

    I Enfin, voici la pluie et les brumes d’automne ! Le temps est presque froid. Le soleil radieux Depuis hier au soir nous a fait ses adieux ; Le ciel, d’un bout à l’autre, est d’un gris monotone. Sous les arbres feuillus l’ombre se pelotonne, Bleue et tranquille ; un jour aveuglant, odieux Cesse de […] Plus

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  • Le Lion

    Suy un lyon qui ne mord point, Sinon quand l’ennemi me poingt. Devise. Les fleuves au midi roulent de larges flots. Entre eux le grand lion dort, cachant ses yeux clos Sous sa rousse crinière éparse. De la plaine On voit monter au ciel sa chaude et blanche haleine, Comme un soupir gonflé de haine […] Plus

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  • Tristesse

    Rentrez dans vos cartons, robe, rubans, résille ! Rentrez, je ne suis plus l’heureuse jeune fille Que vous avez connue en de plus anciens jours. Je ne suis plus coquette, ô mes pauvres atours ! Laissez-moi ma cornette et ma robe de chambre, Laissez-moi les porter jusqu’au mois de décembre ; Leur timide couleur n’offense […] Plus

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  • Inquiétude

    Vous voulez à tout prix fuir la mélancolie, Votre rire fait peur, il donne le frisson ; Celui du désespoir, celui de la folie N’ont pas un plus étrange son. Quel sera votre sort ? L’horizon devient sombre Et je tremble pour vous, moi qui vous aime tant ! Tout est plein de menace, hélas […] Plus

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  • Tous les rires d’enfant

    Vos visages sont doux, car douce est votre voix. ANDRÉ CHENIER Tous les rires d’enfant ont les mêmes dents blanches ; Comme les rossignols dans les plus hautes branches, Les moineaux dans les trous du mur, Au rebord des longs toits comme les hirondelles, Leur céleste gaîté s’envole à tire-d’ailes Avec un son serein et […] Plus

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  • Après une lecture

    Henriette, Henriette, hélas ! combien de femmes Ont conçu, comme toi, la sainte ambition De rendre une âme belle à l’égal de leurs âmes, Et meurent, comme toi, de leur déception ! Oh ! combien, comme toi, pauvre ange au noble rêve ! S’ensanglantent les pieds, se déchirent les mains A vouloir soutenir une lutte […] Plus

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  • Orgueil !

    Non, non, je ne suis pas de ces femmes qui meurent Et rendent ce dernier service à leurs bourreaux, Pour qu’ils vivent en paix et sans soucis demeurent. Vois-tu, ces dévoûments sont niais s’ils sont très-beaux. Les hommes, je le sais, se complaisent trop vite, Le pied sur ces cercueils, à poser en héros, Et […] Plus

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  • La Vie

    Lors de ma dix-septième année, Quand j’aimais et quand je rêvais, Quand, par l’espérance entraînée, J’allais, riant des jours mauvais ; Quand l’amour, ce charmeur suprême, Endormait le soupçon lui-même Dans mon cœur craintif et jaloux ; Quand je n’avais pas d’autre envie Que de passer toute ma vie Entre ma mère et mon époux, […] Plus

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  • Jalousie

    I Ah ! toi, l’indifférent, tu souffres à ton tour : L’angoisse t’a mordu, les peines sont venues ; Tu trembles et tu crains en attendant le jour, Et la nuit te remplit de terreurs inconnues. J’ai vu luire en tes yeux, par un brusque retour, Des larmes, jusque-là vainement retenues ; Et toi, qui […] Plus

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  • Pourquoi ?

    Pour la première fois, quittant votre air morose, Vous m’avez, hier soir, donné le bras. Tandis Que j’allais près de vous ainsi, comme jadis, J’ai senti contre moi palpiter quelque chose. Mon visage soudain est devenu tout rose ; Vous m’avez demandé ce que j’avais, je dis N’importe quoi… : Mon Dieu ! c’était mon […] Plus

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  • Pantoum

    Au clair soleil de la jeunesse, Pauvre enfant d’été, moi, j’ai cru. Estil sûr qu’un jour tout renaisse, Après que tout a disparu ? Pauvre enfant d’été, moi, j’ai cru ! Et tout manque où ma main s’appuie. Après que tout a disparu Je regarde tomber la pluie. Et tout manque où ma main s’appuie. […] Plus

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  • Idylle

    IDYLLE Maintenant sous le ciel tout repose ou tout aime. Lamartine. Sur l’herbe du verger, au pied de la charmille, Le jeune homme est assis près de la jeune fille. Chaque étoile à son tour pique le firmament ; Mille senteurs dans l’air, mille chansons bénies Unissent leurs parfums, croisent leurs harmonies ; La nuit […] Plus

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