hiver nu et tiède

Hiver,

aujourd’hui c’est la glisse, on appelle ça du sport,
dérisoire fierté soumise aux lois du temps,
mais jadis la bise, c’est « le baisé de mort »
en saison où les vieux imploraient le printemps,

tout était mesuré, le bois, l’orge, la paille
la chaleur des chaumières était comme un trésor,
maintenant sans mesure en débauches de victuailles
la raison des envieux nomme la neige, l’or,

dans le blanc de nos villes, l’entraide fut oubliée,
sur les bancs les clochards étaient épouvantails,
faisant fuir le passant pressé de retrouver,
son confort électrique, seule gloire du travail,

dans les champs devient rare, l’immaculé décor,
à force de brûler à tort et à travers,
du progrès vient la tare, on a perdu le nord,
reste le corps tiède, sans manteau, de l’hiver…

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments