L’instant perdu des choses

L’instant perdu des choses

Le matin frêle chavire

On pense à toute l’insignifiance des choses perdues :

des noms qui n’ont plus de visage

des paysages sans horizons,

la clef d’une chambre sous les toits au bout d’un long couloir

le pavé moite au fond d’une court.

Cette tasse qu’on a aimée et qui s’est brisée peu après…

Ce matin-là ou bien le soir .

Le gout du givre sur les lèvres des vitres.

Elles semblent si lointaines si pâles ces petites choses

sans vie,

elles passaient et nous passions avec,

elles ne font plus parler d’elles

mais leur silence est si poignant

Qu’on en pleure.

Tellement silencieuses et pourtant si présentes

Oubliées mais présentes,

Qu’on ne sait comment faire pour les retrouver

Elle se sont tues et nous aussi.

 

Dans le silence des chambres où nous avons dormi,

ces sourires dont on ne sait plus quoi faire,

ces personnes parties sans qu’on s’en aperçoive,

ces portes oubliées …

l’instant perdu des choses.

 

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