Tournants D’argile

Autres danses insensées autres pas en miettes
Robes déchirées parquets rompus
Les convolvulus de l’air débordent de chaleur
Des myriades de chaises encombrent les paradis
Où se débattent les amants
La fuite de l’espèce
Par les couloirs des tentations
Le comique en perd la tête
Le ciel
Le ciel est un dé à coudre.
La résistance des poitrines
La résistance des chevelures
Et ses serviteurs avilis
Aux couteaux bons pour les poitrines
Aux couteaux bons pour les chevelures
Le lent troupeau de leur éclat
Couvre la plaine délirante
Tout hommage rendu.
Sur les plages d’un cri
Le tympan met une sourdine aux derniers serments.

Paul Eluard

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments