Ne me console pas…

Ne me console pas. Cela est inutile.

Si mes rêves qui étaient ma seule fortune

quittent mon seuil obscur où s’accroupit la brume

je saurai me résoudre et saurai ne rien dire.
Un jour, tout simplement (ne me console pas !)

devant ma porte ensoleillée je m’étendrai.

On dira aux enfants qu’il faut parler plus bas.

Et, délaissé de ma tristesse, je mourrai.

Voter pour ce poème!

Francis Jammes Apprenti Poète

Par Francis Jammes

Francis Jammes, né à Tournay le 2 décembre 1868 et mort à Hasparren le 1ᵉʳ novembre 1938, est un poète, romancier, dramaturge et critique français. Il passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays basque, principales sources de son inspiration.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Dans l'océan des mots, chaque commentaire est une vague de Verlaine. Venez créer votre marée.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Madame la Marquise

Le tendre et dangereux visage de l’amour