A monseigneur le Dauphin

Que l’honneur de mon prince est cher aux destinées !
Que le démon est grand qui lui sert de support !
Et que visiblement un favorable sort
Tient ses prospérités l’une à l’autre enchaînées !

Ses filles sont encor en leurs tendres années :
Et déjà leurs appas ont un charme si fort,
Que les rois les plus grands du Ponant et du Nord,
Brûlent d’impatience après leurs hyménées.

Pensez à vous Dauphin, j’ai prédit en mes vers,
Que le plus grand orgueil de tout cet univers
Quelque jour à vos pieds doit abaisser la tête :

Mais ne vous flattez point de ces vaines douceurs :
Si vous ne vous hâtez d’en faire la conquête,
Vous en serez frustré par les yeux de vos soeurs.

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