Sur la mort d’une Dame

Quoi, les Dieux meurent donc ! Et tant de rares choses
N’ont pu sauver Procris de l’effroi du tombeau !
Sa noirceur éteignant ce lumineux flambeau,
Nous en voyons l’effet, sans en savoir les causes.

Lugubres changements, tristes métamorphoses,
Que nous avait prédit un funeste corbeau ;
Tout l’univers en deuil perd ce qu’il a de beau
Et ces divins attraits ont le destin des roses.

Cette pâle beauté nous afflige et nous plaît ;
Elle enchante les yeux, toute morte qu’elle est,
Et de sa belle cendre, il sort encor des flammes :

Nous en voyons l’éclat, nous en sentons l’effort ;
Et l’on peut voir ensemble, en ce charme des âmes,
Les Parques et l’Amour, les Grâces et la Mort.

Voter pour ce poème!

Avatar Apprenti Poète

Par Georges De Scudéry

Georges de Scudéry, né le 22 août 1601 au Havre et mort le 14 mai 1667 à Paris, est un romancier, dramaturge et poète français.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie se nourrit de vos réflexions. Laissez un peu de vous sur nos pages.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

ça, le creux

Vous qui habitez l’Orque noir