Nobles et valets

Ces nobles d’autrefois dont parlent les romans,
Ces preux à fronts de boeuf, à figures dantesques,
Dont les corps charpentés d’ossements gigantesques
Semblaient avoir au soi racine et fondements ;

S’ils revenaient au monde, et qu’il leur prît l’idée
De voir les héritiers de leurs noms immortels,
Race de Laridons, encombrant les hôtels
Des ministres, rampante, avide et dégradée ;

Êtres grêles, à buscs, plastrons et faux mollets :
Certes ils comprendraient alors, ces nobles hommes,
Que, depuis les vieux temps, au sang des gentilshommes
Leurs filles ont mêlé bien du sang de valets !

Odelettes

Voter pour ce poème!

Gérard de Nerval Apprenti Poète

Par Gérard de Nerval

Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval, est un écrivain et un poète français, né le 22 mai 1808 à Paris, ville où il est mort le 26 janvier 1855.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Entrez dans notre jardin de poésie, où vos mots peuvent rivaliser avec ceux de Victor Hugo lui-même.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Confins

Mon Père