éclaircie

Je suis dans le métro, je somnole et soudain je me réveille à cause de quelque chose de désagréable qui me chatouille le menton, je me réveille et vois un petit homme debout, en blouse blanche, qui me passe éner-giquement sur le visage un petit balai mouillé.

Ça va, je suis chez le coiffeur, je dormais, me voilà rassuré.

Je m’endors à nouveau, soudain une douleur terrible, on m’arrache en vrille tout le dedans de la tête, je m’éveille et vois un petit homme debout, en blouse blanche, avec une fraise mécanique à la main.

Ça va, je suis chez le dentiste, me voilà rassuré.
Et le dentiste m’endort parce que j’ai crié.

A nouveau je suis dans le métro, je somnole, je m’endors.
Une femme que j’aime vient s’asseoir près de moi, je ne sais pas qui c’est mais comme toutes les femmes que j’aime elle est nue et belle avec moi.

Les voyageurs nous regardent de travers et, choqués, descendent en protestant à la prochaine station.

La femme que j’aime m’embrasse et le reste s’efface.

Soudain, quelque chose d’horrible me touche l’épaule.
La femme que j’aime disparait.
Je tourne la tête, je vois une main sur mon épaule puis après cette main un bras et finalement devant moi, un petit bonhomme debout, vêtu de bleu, avec une pince à trous à la main et qui me demande mon billet.

Je le tue, sans réfléchir.
On tire le signal d’alarme, le métro s’arrête, on m’entraîne et je m’endors, je m’endors, je m’endors…

Je suis dans le métro, j’attends cette femme que j’aime, elle vient, elle sourit, elle s’assoit près de moi, elle me prend par le cou, mais…

On me touche à nouveau l’épaule, c’est insupportable, je me réveille.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Aux Feuillantines

Leur coeur est ailleurs