L’ automne en forêt d’ Andaine

L’automne en forêt d’ Andaine

 

Comment ne pas aimer les couleurs de l’automne,

Quand la forêt s’habille de bruns, de rouges, de jaunes ?

Les sapins et les houx toujours vêtus de verts

Et ils le resteront tout au long de l’hiver.

 

Le soleil affaibli tente par les trouées,

D’éclairer le sous-bois, les taillis, les sentiers,

De sa pâle lumière dans un ultime effort,

Car il feint d’ignorer que l’été est bien mort.

 

Un écureuil me guette perché sur une branche

Et il semble me dire: <<passant tu me déranges !

J’étais en plein travail, je faisais la cueillette,

La récolte des glands, châtaignes et noisettes ! >>.

 

<<Va mon petit ami ! Je passe mon chemin !

Va gentil besogneux ! Retourne à ton turbin !

Je ne veux pas te voir mourir d’inanition,

Remplis bien ton cabas, fais plein de provisions !>>.

 

Plus loin près des bouleaux, au détour du layon,

Rejetons de l’automne poussent des champignons,

Enfants de la chaleur et de l’humidité,

Ils sont déjà adultes alors qu’à peine nés.

 

N’étant pas connaisseur, je ne sais les nommer:

Sont-ce des amanites, des cèpes ou des bolets ?

Peut-être comme pour moi, ils feront le bonheur,

D’improbables experts que sont les promeneurs.

 

La terre toujours humide, hier, il pleuvait encore

Et il monte à mon nez l’odeur du pétrichor.

D’agréables senteurs, florilège de couleurs,

C’est un enchantement, c’est un parfait bonheur.

 

Je poursuis mon chemin, voyageur sans bagage,

Je poursuis mon chemin , la tête dans les nuages,

Lorsque, j’entends soudain comme venu de l’enfer,

Un cri rauque, déchirant, c’est le brame du cerf.

 

Il appelle à la vie, il appelle à l’amour

Et cela durera plusieurs nuits, plusieurs jours.

Il ne s’arrêtera qu’enfin rasséréné,

Sur l’issue de sa race et sa pérennité.

 

Mais le soleil décline, la-bas, à l’horizon,

La nuit arrive vite, je rentre à la maison,

J’aurais bien aimé voir la chouette ou le hibou,

Mais, je crois que j’ai peur de rencontrer le loup.

 

Mes poèmes sont une traduction de la pensée qui a été nourrie le plus souvent par des choses vécues, vues ou entendues. L’inspiration vient de là et comme j’ai l’amour des mots et de la langue française, écrire est un exutoire qui me permet de transmettre par la poésie mes émotions et mes idées. Je présume que les puristes pourront critiquer, mais j’écris pour des gens qui aiment ce que je raconte et ne s’attardent pas sur une faute d’orthographe, de syntaxe ou sur la forme du poème.

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