dans

La coquine

Pour laver ses carreaux, ayant peur de tomber,

Elle demanda, mutine, si je pouvais l’aider.

L’aider comment mon Dieu dans sa petite cuisine ?

Elle avait son idée l’habile libertine !

 

-Je vous en prie jeune homme, tenez donc l’escabeau,

Je serais plus hardie pour grimper tout là-haut !

La chose était faisable, l’envie moins avouable,

D’autant que le coup d’œil pouvait être agréable.

 

Cette fée du logis, une fausse ingénue,

Était comme Perrete: << légère et court-vêtue>>.

Je me dévouais donc pour ce travail ingrat

Qui amena mes yeux aux lisières de ses bas.

 

Chassez le naturel, il revient au galop

Et mon regard, curieux, monta un peu plus haut.

Vision enchanteresse, vision panoramique

Sur un levé de lune bien mieux qu’astronomique.

 

J’avais le souffle court et pris quelques rougeurs,

Du haut de son perchoir, elle riait de bon cœur.

Vous vous doutez, je pense, de ce qui a suivi ?

De sa petite cuisine, nous sommes passés au lit !

 

Plongée dans l’inconnu tout au fond des abysses,

D’amour, de volupté pour nos deux corps complices.

Je dois vous avouer que depuis ce jour-là,

Les tâches ménagères ne me rebutent pas !

 

 

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments