Imité de Cicéron

Un serpent, s’élançant du tronc creux d’un vieux chêne
Darde son noir venin sur l’aigle ami des dieux.
Le noble oiseau s’abaisse et sa serre hautaine
A bientôt châtié le reptile odieux.

La bête, qui tordait ses anneaux avec gloire,
A son tour est blessée au flanc et le bec d’or
Du roi des airs, tout rouge encor de sa victoire,
Déchire en vingt tronçons son adversaire mort.

Ayant bien satisfait ses vengeances sublimes
Et bien rassasié son ail de sang vermeil,
L’aigle alors jette au loin ses dépouilles opimes
Et, l’aile ouverte au vent, vole vers le soleil.

Voter pour ce poème!

Paul Verlaine Apprenti Poète

Par Paul Verlaine

Paul Verlaine est un écrivain et poète français du XIXᵉ siècle, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896. Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866, à 22 ans.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie transcende le temps. Écrivez comme Baudelaire, commentez comme Aragon, et laissez votre empreinte.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Chanson d’automne

La princesse Bérénice