Elle pleurait, toute pâle de crainte

Elle pleurait, toute pâle de crainte,
Lors que la Mort sa moitié menaçait,
Et tellement l’air de cris remplissait
Que la Mort même à pleurer eut contrainte.

Hélas ! mon Dieu, que sa grâce était sainte !
Que beau son teint, qui les lys effaçait !
Le trait d’Amour cependant me blessait,
Et dans mon âme engravait sa complainte.

L’air en pleurant sa douleur témoigna,
Le beau soleil de pitié s’éloigna,
Les vents émus retenaient leurs haleines,

Et sur la terre où tombèrent les pleurs
De ses beaux yeux, amoureuses fontaines,
Tout s’émailla de verdure et de fleurs.

Les amours de Diane

Voter pour ce poème!

Laisser un avis, une critique ou analyse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

19 – Fille brune, fille agile, le soleil qui fait les fruits…

Exhortation