U

Une voyelle palatale antérieure à l’univers Quasi occluse sur son rond mais poussant hors par l’ouverture Que le souffle s’épaississant se troue de force à son travers, Ce Tout conçu dans l’utérus que lui creuse le U nocturne

Ce U qui veut se passer outre ainsi qu’un col matriciel Tout au labeur de se sortir de sa constriction obscure C’est l’éternel travail du Soi pour expulser sa Plénitude Et se vidant se faire monde à jamais exilé de Soi

Ubiquité gant retourné pour devenir la Nuit céleste Certes tu n’es que le Dehors qui dérobe tes profondeurs Cependant qui ne la louerait bien qu’illusoire ta très haute Apparence d’un infini dont le nadir en trompe-l’œil

Est ici même en chaque cœur vertigineux de cette ivresse Qui naît du souffle issu enfin de sa si longue retenue Et qui se veut avoir été l’enfantement du Verbe ultime Lui qui n’est que buée de mots étoiiant vaguement l’abîme

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