Et La

Quelqu’un parle et je suis debout

Je vais partir là-bas à l’autre bout
Les arbres pleurent

Parce qu’au loin d’autres choses meurent
Maintenant la tête a tout pris
Mais je ne t’ai pas encore compris

Je marche sur tes pas sans savoir qui je suis

Il faut passer par une porte où personne n’attend

Pour un impossible repos

Tout s’écarte et montre le dos
Un peu de vide reste autour

Et pour revivre d’anciens jours

Une âme détachée s’amuse

Et traîne encore un corps qui s’use

Le dernier temps d’une mesure

Plus tenace et plus déchirant

Un chagrin musical murmure

Pierre Reverdy

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments