Complainte

J’connaitrai jamais le bonheur sur terre

je suis bien trop con
Tout me fait souffrir et tout est misère

pour moi pauvre con
Tout ce qui commenc’ va trop mal finir

toujours pour les cons
Tout plaisir s’efface — après c’est bien pire

du moins pour les cons
L’angoisse m’étreint m’étrangle et j’empire

de plus en plus con
Je ne sais que faire ou pleurer ou rire

comme font les cons
Quelquefois c’est bleu puis c’est noir de suie

la couleur des cons
On voudrait chanter mais voilà la pluie

qui arroz’ les cons
On veut espérer mais surgit l’ennui

qui teinte les cons
On voudrait danser — le sol est de boue

pataugent les cons
Nous sommes idiots bouffant la gadoue

nous sommes des cons
L’amour se balade en un autogyre

au-dessus des cons
Qui lèvent le nez ‘vec un doux sourire

sourire de cons
Attendant encor la belle aventure

illusion de cons
Car ils sont réduits à leur seul’nature

nature de cons
Les roses les fleurs et les clairs de lune

c’est pas pou* les cons
Les cons ils y croient mais c’est pour des prunes

aliment de cons

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