Couplet du boucher

La belle, si tu veux, je ferai ton lit

Dans le décor sanglant de ma boutique.

Mes couteaux seront les miroirs magiques

Où le jour se lève, éclate et pâlit.

Je ferai ton lit creux et chaud

Dans le ventre ouvert d’une génisse

Et, quand tu dormiras, pour qu’il te rajeunisse

Je veillerai sur lui comme un bourreau sur l’échafaud.
1942

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre histoire, avis ou analyse!

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Le Lama

On m’éreinte…