Ô misérable vie ! ici bas agitée

Ô misérable vie ! ici bas agitée
Comme sont les vaisseaux errant dessus les flots,
Sujette au trait fatal de la fière Atropos,
Des lâches ignorants si chère et souhaitée.

Un chacun se propose en son âme flattée
De posséder son bien, d’en jouir en repos,
Mais leur espoir s’enfuit au vent de ces propos :
Car le temps nous abuse en forme d’un Protée.

Ô vie ! ô triste mort ! en langueur finissant,
Rude, fière et tragique en son règne glissant,
Vie enfin que le temps, et la fortune envie,

Quand nous te regrettons, hélas ! nous avons tort,
Vu qu’il n’est rien ici de moins sûr que la vie,
Ni de plus assuré que l’arrêt de la mort.

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Par Siméon-Guillaume De La Roque

Siméon-Guillaume de La Roque, né en 1551 près de Clermont-en-Beauvaisis et mort en 1611, est un poète baroque français. Il fréquente comme Philippe Desportes le salon de la maréchale de Retz. Il est au service de Henri d'Angoulême, fils bâtard de Henri II, puis de la famille de Guise.

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