Matin de Novembre Pres D’abingdon

Les collines dans le brouillard, sous le ciel de cendre
bleue

Comme elles sont hautes et belles!

O jour simple, mêlé de brume et de soleil!

Marcher dans l’air froid, à travers ces jardins,

Le long de cette

Tamise qui me fait songer aux vers de
Samain,

Marcher sur la terre de nouveau inconnue, toute
changée,
Et pareille au pays des fées, ce matin d’arrière-automne…
O nature voilée, mystérieux paysages, vous ressemblez
Aux blocs des maisons géantes et aux avenues brumeuses de la ville,
Vous avez l’imprécis grandiose des horizons urbains.

Valery Larbaud

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments