Les trois hymnes primitifs

LES LACS

Les lacs, dans leurs paumes rondes noient le visage du Ciel :

J’ai tourné la sphère pour observer le Ciel.

Les lacs, frappés d’échos fraternels en nombre douze :

J’ai fondu les douze cloches qui fixent les tons musicaux.

*

Lac mouvant, firmament liquide à l’envers, cloche musicale,

Que l’homme recevant mes mesures retentisse à son tour sous
le puissant SouverainCiel.

Pour cela j’ai nommé l’hymne de mon règne : Les Lacs.

L’ABIME

Face à face avec la profondeur, l’homme, front penché, se recueille.

Que voitil au fond du trou caverneux ? La nuit sous la terre,
l’Empire d’ombre.

*
Moi, courbé sur moimême et dévisageant mon abîme, ô moi !
je frissonne,

Je me sens tomber, je m’éveille et ne veux plus voir que la nuit.

NUÉES

Ce sont les pensées visibles du haut et pur SeigneurCiel. Les unes
compatissantes, pleines de pluie.

Les autres roulant leurs soucis, leurs justices et leurs courroux sombres.

*

Que l’homme recevant mes largesses ou courbé sous mes coups
connaisse à travers moi le Fils les desseins du Ciel ancestral.

Pour cela j’ai nommé l’hymne de mon règne : Nuées.

Stèles

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Eclat

Immense et rouge