Nature sans futur

 

N A T U R E, 

 

Normalement, l’eau s’écoule du haut vers le bas,
Avec la chaleur, s’inverse ce mouvement,
Toutes les pierres tombent comme les hommes au combat,
Utiles à leur patrie en héros d’un moment ?
Reste des pierres tombales rappelant que là-bas
Être ou ne pas être, tue le questionnement,

Nativement, la terre se féconde d’elle-même,
Autant de grains de blé, tombant au sol meurent,
Tant que le temps s’écoule, sans que l’homme ne les sème,
Un cycle de vie sans fin, continu, sans erreur !
Ressurgissant par cent aux beaux jours du carême,
Épis d’or et de paille, dans une grande ardeur,

Naïvement, l’air emporte toutes les voix,
Aucune n’est triée, qu’elles soient bonnes ou mauvaises,
Toutes peuvent atteindre un homme devenu roi,
Ultime est la justice quand le silence apaise,
Réconforte et pardonne bien au-delà des lois,
Écouter est un don, les sages s’y complaisent,

Nouvellement, le feu veut retourner chez lui,
Après avoir servi tant de siècles, l’Histoire,
Très déçu de son aide aux hommes en survie
Usurpé trop souvent à des fins illusoires,
Regardez notre monde, l’équilibre finit,
Encore quelques matins et puis un très long soir…

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