L’adieu au père

Le cheval hennit

au fond de la vieille ruelle

Son cri monte par les escaliers

pousse la porte de la terrasse

et fuse dans le ciel moutonneux

Les voix décalées des muezzins lui répondent

Les premiers beignets chauds embaument

et l’aube retient son souffle

Je suis là, ô mon alezan

malgré la distance

et le poids des ans

Je n’ai pas oublié de puiser l’eau pour toi

et de remplir ta mangeoire

Je t’écoute

Mon père referme la porte de la maison

Ses pas résonnent dans la vieille ruelle

et peu à peu s’éloignent

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