Attentat aux mœurs

Nuit dure nuit gaule sans étoile.
Je suis très mal avec l’espace.
Qu’importe.
Nuit sale haillon arbre fou je suis très mal avec le
Temps.
Qu’importe?
Plus loin que le miroir plus loin que toute la vie revue dans l’accident où elle afflue très vite plus loin que les cités oubliées plus loin que les rites au sens désappris plus loin même que l’autruche qui emporte les lettres que je feins de ne pas écrire plus loin que mon petit cheval que je cache jalousement parce qu’il s’est enfui de toutes les races plus loin que les pièces d’or que répand la cervelle du soleil dans la pensée du taudis plus loin que les hauts gants blancs que les sommets revêtent pour accueillir le vent ton regard plonge-le,
Monstre, dans le bien-fondé d’un abîme alimenté à un vivier de monstres
Je suis très mal avec l’espace très mal avec le
Temps.
Qu’importe.
A travers le voyage que fréquente une haute fumigation de coups de fouet sur un pavé fait de petits naufrages à la traverse des bourgs où les alertons végètent enchâssés comme des saints dans les belles postures du paludisme

trébuchant – à la ceinture un cliquetis de clés qui de portes n’ouvrent que celle du couloir aux pythons la même au demeurant qui donne sur le mauvais temps qui de l’Atlantique toujours vient – un mendiant sonne dans la rue qui comme avec indifférence encercle de sel gemme l’énergie massive des ténèbres

cependant que les masses compactes des icebergs pirates tendent vers
Ostende

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