Le séquoia

Dans un suprême effort, le plus vieux séquoia,

dont on estime qu’il aurait mille ans,

entre le 15 avril et le 10 mai,

survole sa forêt natale,

jusqu’à perdre ses feuilles,

ou vertes

ou calcinées.

Alors, parmi tant d’ailes qui s’entrouvrent,

on entend, semble-t-il, comme un soupir,

très doux, très douloureux.

Tous les fleuves s’arrêtent

et même l’horizon retient son souffle.

L’homme qui passe,

chargé de doutes

et d’âmes inutiles,

se demande pourquoi il est un être humain.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments