Shekawati blues

Mandawa des rives du désert, cité des sables,
On espère des cavaliers qui ne viendront pas.
Le destin a glissé l’amorce d’un trépas
Sur ce monde immobile, incertain et friable.

Les fresques des maisons des marchands qui ont fui
Sont les reflets du songe de ce que fut la vie
Du temps où s’échangeaient aux chemins d’Arabie
Les épices et l’encens, le thé, l’argent, les fruits.

Les frontières ont fermé l’immensité du verbe,

L’infini des passeurs, le vertige des devins,

Le sombre chant de ceux qui savent que tout est vain

Hors l’errance des choses ou l’inconnu superbe.

Les havelis s’effritent et commence la fable :

La brume sur le désert,
Mandawa dans les sables…

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