La vie est comme une colline…

La vie est comme une colline

Dont l’aube éclaire le penchant,

Prompte à gravir et qui s’incline

Bientôt vers le soleil couchant.
Heureux celui qui, sur le faite,

Peut écouter encore un jour

La lointaine chanson de fête

De la jeunesse et de l’amour.
Il lui faut bientôt redescendre

Vers l’horizon bien vite atteint,

Sans rêves et foulant la cendre

Qui coule de son cœur éteint,
Il lui faut compter les années,

Non plus par des jours éclatants,

Mais par les heures pardonnées

Qu’il doit à la pitié du temps.
Heureux qui, repu de caresses,

A laissé, sous l’amour vainqueur.

Saigner aux dents de ses maîtresses

Le dernier lambeau de son cœur
Arbre sans sève dont l’écorce

N’enferme plus qu’un trou béant,

Il vieillit sans avoir la force

De souffrir aux mains du néant !

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