Un Jour Viendra

Un jour viendra
La technique moderne n’y suffit plus
Chaque traversée coûte un million aux électeurs
Avec les avions et les dirigeables cela coûtera dix millions
Les câbles sous-marins ma cabine de luxe les roues les
travaux des ports les grandes industries mangent de
l’argent

Toute cette activité prodigieuse qui fait notre orgueil

Les machines n’y suffisent plus

Faillite

Sur son fumier

Job se sert encore de son face-massage
électrique

C’est gai

Blaise Cendrars

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments