Bestiaire du rouge-gorge qui s’est perdu au ciel

Un rouge-gorge entre Andromède et Bételgeuse pas étonné du tout d’être envolé si haut un rouge-gorge avec sa voix claire et rieuse un tout petit oiseau prend le ciel en défaut

Un oiseau chante-doux il suffit d’un oiseau Le grand ciel monotone échappe à son désastre à la nuit à l’ennui des milliards de zéros qui ne sont plus assez pour dénombrer les astres

Il chante et la planète imagine une oreille un bras un cheveu noir un peu de sang vivant se réchauffe de l’herbe et du blond d’une abeille d’un cheval d’un lézard d’un chat d’un brin de vent

Ce silence éternel l’empêche de dormir

que le ciel tapissier ne cesse de tisser

Une cloche et l’écho qui n’en veut plus finir

comment est-ce le bruit d’une cloche au clocher

Comment est-ce le pas d’une biche aux clairières comment est-ce le chant du sang quand le cœur bat L’étoile entend s’ouvrir une lourde barrière qui grince au visiteur et le bruit de ses pas

Elle essaie de flairer le mot qu’on nomme amour et ce que ça veut dire il fait un froid de loup et quelle est la couleur que prend le mot toujours quand on sait qu’on mourra comme on le fait chez nous

Le chant vert d’un oiseau qui cherche son chemin traverse l’épaisseur d’une étoile songeuse qui se met à penser au destin des humains soudain si triste entre Andromède et Bételgeuse.

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