Je n’ai rien inventé

Je n’ai rien inventé

 

Je n’ai rien inventé qu’un poète n’ait dit.

La chaleur de l’été, le rire d’un ami,

Des cheveux galopant à vitesse du vent,

Le fleuve paisible, la fronde du torrent,

Les lunes de Pierrot, les courses au trésor,

Je n’ai rien inventé et tu t’inventes encor.

 

Je n’ai rien inventé qu’un poète n’ait dit.

L’ivresse de l’été, le rêve qui nourrit,

La peine d’aujourd’hui et l’espoir de demain,

Le courage des mots, la fatigue des mains,

La marche des vivants, le souvenir des morts,

Je n’ai rien inventé et tu t’inventes encor.

 

Je n’ai rien inventé qu’un poète n’ait dit.

Clamer des vérités contre des interdits,

Gommer les blessures que nous laissent les ans,

Goûter tous les plaisirs et savourer l’instant,

Tout à recommencer, être si loin du port,

Je n’ai rien inventé et tu t’inventes encor.

 

Je n’ai rien inventé et tu t’inventes encor.

Quand le soleil se noie, tu dénudes ton corps,

Et je plonge avec toi par-dessus l’horizon,

Dans un château hanté de tes mille démons.

Et j’ai si peu de mains; ah que je sois maudit !

Je n’ai rien inventé qu’un poète n’ait dit.

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