Le navire

Je fus, Plante superbe, en Vaisseau transformée.

Si je crus sur un Mont, je cours dessus les eaux :

Et porte de Soldats une nombreuse armée,

Après avoir logé des Escadrons d’Oiseaux.
En rames, mes rameaux se trouvent convertis ;

Et mes feuillages verts, en orgueilleuses voiles :

J’ornai jadis Cybèle, et j’honore Thétis

Portant toujours le front jusqu’auprès des Étoiles.
Mais l’aveugle Fortune a de bizarres lois :

Je suis comme un jouet en ses volages doigts,

Et les quatre Éléments me font toujours la guerre.
Souvent l’Air orageux traverse mon dessein,

L’Onde s’enfle à tous coups pour me crever le sein

Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.

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François Tristan L'hermite Apprenti Poète

Par François Tristan L'hermite

François L'Hermite, sieur du Solier, dit Tristan L'Hermite, né en 1601 au château du Solier, près de Janaillat dans la Marche, et mort à Paris le 7 septembre 1655, est un écrivain et gentilhomme français.

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Officiers de la garde blanche…

Antipathique