Tout passe par leurs mains, rien ne se fait sans eux

Tout passe par leurs mains, rien ne se fait sans eux,
Ils ont sur le Royaume une pleine puissance,
On soutient qu’il leur faut porter obéissance
Car on les a élus plus sages et plus vieux.

Mais s’il est question d’un de ces Demidieux,
Sous ombre de l’appât d’une folle espérance,
Ils font tout, et futil contraire à l’ordonnance,
Tant on craint aujourd’hui de leur être odieux.

Et cependant le peuple est pareil à la balle,
Qui jamais n’a repos : et puis rouge, et puis pâle,
Ainsi qu’il est poussé par le muable vent.

On s’en joue, on le pille, on l’endort, on le lie,
Sans crainte de celui qui connaît leur folie,
Et qui les punira au jour du Jugement.

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Le lezard

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