Un jour, à la foire à la ferraille…

Un jour, à la Foire à la ferraille au coin de l’avenue de la République et du boulevard Richard-Lenoir, je trouvai un petit chromo anglais sur bois, avec rien d’autre que la mer sur le sable d’une plage dans la clarté lunaire.

L’année suivante à la même Foire, et au même endroit, je vis une vieille gravure toute déchirée. Dans un coin épargné il y avait une noyée en robe blanche, abandonnée par la marée.

Aujourd’hui, collée sur le rivage de l’autre image elle ne semble pas être morte mais plutôt dormir et rêver. Sans doute, la lune la ranime, la ramène à la vie qu’elle avait oubliée-Peintres, chromolithographes, dessinateurs, graveurs, de très loin, mais jamais de trop tard, avec des ciseaux, de la colle, je suis leur collaborateur.

Voter pour ce poème!

0 Points
J'aime

Laisser un avis, une critique ou analyse

T'as quelque chose à dire, une réaction ? Ce poème t'a-t-il touché ? C'est ici.

Captcha loading...

GIPHY App Key not set. Please check settings

Le faisan doré

De la rue on entend sa plaintive chanson