Bonjour à toi qui viens de nuit.

Bonjour à toi qui viens de nuit.

Bonjour à toi démarche souveraine qui fends la pulpe du

soleil.

Bonjour à toi dans la poussière.

Tout ce jour à t’user, à l’user.

Aux os de ta fatigue.

Lorsque la lumière se voûte sur un puits –

Paix, les bruits se posent.

Ah, comme l’oreille se lisse!

Bonne nuit à toi qui viens de lumière, qui viens silence.

Comme une ultime paupière de couleur ou de son

Tu migres en profondeur, laissant le jour blafard sur la

table de l’embaumeur.

Sol absolu Gallimard

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