Durant les grand’s chaleurs, j’ai vu cent mille fois

Durant les grand’s chaleurs, j’ai vu cent mille fois
Qu’en voyant un éclair flamboyer en la nue,
Soudain comme transie et morte devenue,
Tu perdais tout à coup la parole et la voix.

De pouls ni de couleur tant soit peu tu n’avais,
Et bien que de l’effroi tu fusses revenue,
Si n’osaistu pourtant dresser en haut la vue,
Voire, un long temps après, parler tu ne pouvais.

Donc si, quand un propos devant toi je commence,
Tu me vois en tremblant changer de contenance,
Demeurer sans esprit, pâle et tout hors de moi,

Ne t’en étonne point, belle et cruelle Dame,
C’est lorsque les éclairs de tes beaux yeux je vois,
Qui m’éblouissent tout de leur perçante flamme.

Les amours de Diane

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