Emis

Énumérer à perdre haleine toute chose qui n’étant pas Ne peut émettre pour qu’il soit le Non-Émis qui la fait être Pour qu’à son tour elle soit lui de la substance qu’il lui prête Bleu porteur du regard au loin air formant du dedans le sein

Bouche ourlant la parole même qui la modèle à bien l’ourler Ame nommant infatigable le Sans Nom qui surabondant Se dérobe à Soi-même et joue de son voile tout ondoyant Où le sans nombre inexhaustif est peint sur transparence pure

Soie sans couture tantôt blanche d’un horizon de cerisaies Tantôt moirée d’une idée seule lissant sa propre obscurité Ocellée pailletée cendrée ivre d’éclairs et d’étincelles Vue d’en haut écumante d’ailes par un zénith d’or éployé

Éteindre ensuite par degrés regard verbe souffle pensée

Revenir d’où rien n’est venu réintégrer le Rien parfait

Le Vide illuminé de Soi atome unique sans limite

Au terme avant que rien commence après que tout est accompli

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