Les Mouvements a L’horizon

Les cavaliers se tiennent sur la route et de profil. On ne sait plus quel est leur nombre. Contre la nuit qui ferme le chemin, entre la rivière et le pont une source qui pleure — un

arbre qui vous suit. On regarderait la foule qui passe, elle ne vous verrait pas. C’est une véritable armée en marche ou bien un rêve — un fond de tableau sur un nuage.

L’enfant pleure ou dort. Il regarde ou rêve. Le ciel est encombré par toutes ces armées. La terre tremble. Les chevaux glissent le long de l’eau. Et le cortège glisse aussi

dans cette eau qui efface toutes ces couleurs, toutes ces larmes.

Pierre Reverdy

Voter pour ce poème!

Pierre Reverdy Apprenti Poète

Par Pierre Reverdy

Pierre Reverdy, né le 11 septembre 1889 (13 septembre 1889 selon l'état civil) à Narbonne et mort le 17 juin 1960 à Solesmes, est un poète français associé au cubisme et aux débuts du surréalisme. Il a eu une influence notable sur la poésie moderne de langue française.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Vos mots sont des étoiles dans notre nuit poétique. Allumez notre firmament.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Prière

Nuit du 24 juillet