Sur les Routes de Fer et de Lumière

Dans la lutte implacable de l’homme et de son temps
Dans la mécanique sévère le cylindre affamé et la bielle bleue des croisières
L’homme né vigoureux progresse au gré du vent
La campagne est déserte et sinistre bien que le soleil perde ses bijoux sur la route et que l’herbe fasse rire les prés en diverses grimaces et d’un bout à l’autre bout du

champ
Mais personne ne passe
Voyez comme la ville est loin
La montagne est pleine de trous
Du côté sud où sont les branches il y a peut-être une fin
De l’autre c’est certainement une marche pour toujours
Mais l’homme vigoureux s’anime dans l’usine dans l’air dans la marine même
Quel progrès

Pierre Reverdy

Voter pour ce poème!

Pierre Reverdy Apprenti Poète

Par Pierre Reverdy

Pierre Reverdy, né le 11 septembre 1889 (13 septembre 1889 selon l'état civil) à Narbonne et mort le 17 juin 1960 à Solesmes, est un poète français associé au cubisme et aux débuts du surréalisme. Il a eu une influence notable sur la poésie moderne de langue française.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Laissez la muse vous guider, comme elle l'a fait pour Lamartine. Commentez et émerveillez-nous.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Tête

Empreinte