l’humour en quête d’amour !

L’humour,

lentement se donna des jeunes vers le clan,
ce dépassement heureux des gestes quotidiens,
quand des sourires aux rires, l’occasion d’un moment
l’effet des jeux surprit, ces petits comédiens,

car c’est de l’innocence que naquit pour les hommes
ce qu’a bien dit le sage*, appartenir en propre
par un décalage des limites devint comme,
la marque en dérision, par-delà l’amour-propre,

avant de devenir un choix professionnel
chaque humoriste sait que réside, fidèle
cette envie de donner dans la joie, de l’amour,

et malheur à tous ceux utilisant ce don,
pour railler ou moquer jusqu’à faire dans l’abscons,
d’une blanche candeur, un trait de noir humour…

 

* Aristote est le premier à faire du rire le propre de l’homme. « L’homme est le seul animal qui ait la faculté de rire. »  La comédie est pour lui « l’imitation de ce qui est laid, dont une partie est le ridicule » ( Poétique ). Celui qui rit se place au-dessus de sa cible, mais « sans médisance ».

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