Le cristal automatique

allo allo encore une nuit pas la peine de chercher c’est moi l’homme des cavernes il y a les cigales qui étourdissent leur vie comme leur mort il y a aussi l’eau verte des lagunes même noyé je n’aurai jamais cette couleur-là pour penser à toi j’ai déposé tous mes mots au mont-de-piété un fleuve de traîneaux de baigneuses dans le courant de la journée blonde comme le pain et l’alcool de tes seins allo allo je voudrais être à l’envers clair de la terre le bout de tes seins a la couleur et le goût de cette terre-là allo allo encore une nuit il y a la pluie et ses doigts de fossoyeur il y a la pluie qui met ses pieds dans le plat sur les toits la pluie a mangé le s«leil avec des baguettes de chinois allo allo l’accroissement du cristal c’est toi…

c’est toi ô absente dans le vent et baigneuse de lombric quand viendra l’aube c’est toi qui poindras tes yeux de rivière sur l’émail bougé des îles et dans ma tête c’est toi le maguey éblouissant d’un ressac d’aigles sous le banian

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