Je polis une chanson

Je creuse mon poème où sont mes paradis :

voyez le faon qui nage

et les vers inédits qui me viennent ce soir comme des personnages,

les bras pleins de cadeaux, à la fin d’une fête.

Je polis ma chanson :

un meuble que je prête à mes démons secrets.
J’y trouve un hérisson,

un azur langoureux, un arbuste qui rit :

de quoi créer l’extase.

L’étoile m’a surpris au coin d’un verbe immense, au tournant d’une

[phrase,

qui sont mes vrais bonheurs.
Car il faut que je nomme

chaque félicité ;

je dévore la pomme si je peux, chair et dents, d’abord en réciter

les charnelles vertus.
Je cherche mon refrain

et découvre la grâce

par cette fable en train d’installer pour moi seul comme un second espace.

Je retourne à ma page, où se joue le concert

de mes syllabes folles.

Il vibre, l’univers, ‘ à se sentir enfin compris de mes paroles.

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