dans

Nids d’hirondelles

Dans les grottes lugubres, ils montent et se promènent sur des parois.

Pieds nus, ils se frayent un chemin dans les bambous ligotés par des lianes.
Quelques-uns payent de leur vie ces vertigineuses escalades.

Accroupis, ils tressent l’espace et grimpent dans l’air avec leurs fagots, étage après étage, pour mener toujours plus haut l’échafaudage.

Leurs sacs au sommet aspirent des coquilles qui seront sélectionnées puis vendues aux
Chinois, miettes d’or du soleil.

Le vent masse les cimes des falaises où ils travaillent et qui les hissent parfois jusqu’à
Dieu.

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