Les azurs

Splendides reflets bleus des parois des glaciers,
Qui plongez dans une ombre aussi bleue et splendide,
Où les pâles azurs des cristaux, des aciers,
Se réfractent sans fin en un saphir limpide,

Où les argents, tantôt nacrés, tantôt lucides,
Près desquels les rayons de lune sont grossiers,
S’unissent, en des jeux féeriques et rapides,
À des bleus assombris, somptueux et princiers ;

Gouffre idéalement bleuâtre, gouffre étrange,
Et dans lequel la main invisible d’un ange
Sème encor des béryls et des aigues-marines,

Je connais, ô glaciers, un abîme plus doux,
Plus riche et frissonnant de clartés divines,
Dans l’azur d’yeux plus purs et plus profonds que vous.

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Auguste Angellier Apprenti Poète

Par Auguste Angellier

Auguste Angellier, né le 1er juillet 1848 à Dunkerque et mort le 28 février 1911 à Boulogne-sur-Mer est un poète et universitaire français, qui fut le premier professeur de langue et littérature anglaises de la Faculté des lettres de Lille, avant d'en être son doyen de 1897 à 1900.

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