Jour Monotone

A cause de l’eau le toit glisse

A cause de la pluie tout se fond

Le pétrole l’alcool et ma faible bougie

Ont incendié la maison
Un jardin sans oiseaux
Un jardin sans bruit
Vous allez cueillir des fleurs noires
Les feuilles ne sont jamais vertes
Toutes les épines sont rouges
Et vos mains sont ensanglantées
Dans l’allée du milieu passe une procession
Par la fenêtre de la morte
Où brûle un cierge
Il sort une lente chanson
C’était elle et l’autre
La voisine aussi
Tout le monde chante à tue-tête
Et dans l’escalier où l’on rit

Quelqu’un qui tombe pousse un cri

Un chien se sauve
On n’entend pleurer que la pluie

Pierre Reverdy

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