dans

Victor

Avec son regard superbe
Ton soleil flambe
Sur les faubourgs des misères
Et réchauffe la cathédrale
Qui ouvre son cœur
À la foi de la ville.

Tes vers coulent doucement
Des gargouilles
Alors que les cloches de Quasimodo
Chantent encore sa passion
Pour la belle Esméralda.

Sur les bords de l’Océan
Ta grandeur a fleuri
Dans les bras de l’exil
S’envolant plus tard au-delà de la Manche
Pour bruler sans cesse
Sous le Dôme de la gloire.

Les gamins en fête
Sortent du nid de ta poésie
Et s’élèvent au-dessus des barricades
Où la pauvreté brise ses chaines
Pour se coucher dans l’or du soir
Pendant que les voiles silencieuses
Descendent le fleuve du chagrin.

Le chant de ton art s’écoule dans ma vie
Qui sort de la brume
A l’heure où résonne
Le clairon de ta voix.

Ton esprit agile
Nage dans les vagues de l’infini
Par-dessus les villes et les mers
Par-dessus les forêts et les montagnes
Et plane
Sur les eaux terribles de Villequier.
Où flotte ton souvenir attendri.

Ta sensualité drapée d’un voile léger
Libère la chair prisonnière de
La sombre main puritaine
Et invoque
Vénus sortant de l’onde.

Les ivresses de l’amour
Arrosent ton œuvre
Assise sur le trône de la Liberté
Guidant le laboureur
Qui sème la vie
Et les grains de l’espérance.

Quand l’aube blanchit la campagne
Je pense à toi, à ton âme grandiose.
Alors je traverse les près en fleurs
De tes contemplations
Et je cueille les muguets du bonheur
Dans ton paradis fraternel.

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