dans

Ni reniement ni refus

Tu t’installes dans un abri

sans chercher nulle preuve

de joie, de tendresse,

tu cèdes à l’étreinte du silence

sans vouloir accéder aux serrures,

tu sais que tu peux ouvrir la fenêtre,

mais tu crains de blesser tes murs.

Tu veux commencer

sans toi ni personne,

tu veux briser même ton nom,

tu veux manquer à ta parole,

tu es l’hôte anonyme

qui demande aux syllabes

de se méfier des premiers signes.

Tu te souviens, bien sûr, de l’été,

des clartés parallèles à ton ombre,

des visages émus

dont tu savais pourtant

qu’ils n’étaient que des masques,

tu aimais l’illusion,

tu t’enchantais de ses triomphes,

chaque jour affronté savait te reconnaître.

A présent, la pluie crépite à tes carreaux,

comme autant de morceaux de toi qui

n’appartiennent plus à tes phrases distantes.

Voter pour ce poème!

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

S’abonner
Notifier de
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments