Le ciel est plus gris qu’une feuille morte

Le ciel est plus gris qu’une feuille morte
Qui traîna longtemps dans la boue et l’eau ;
Les rameaux menus que le vent emporte
Sont les os du pin et ceux du bouleau.
On entend couler ainsi que des larmes
Quelques gouttes d’eau dans les rochers noirs ;
Cet instant glacé a pour moi des charmes.
Il ne change rien à mes désespoirs.
Rien ne me rebute et rien ne m’attire ;
L’hiver me sourit dans ses jours neigeants,
Et quand il viendra, je laisserai rire
Le jeune printemps.

Voter pour ce poème!

Cécile Sauvage Apprenti Poète

Par Cécile Sauvage

Femme de lettres et poétesse française , « poétesse de la maternité », Cécile Sauvage est née à La Roche-sur-Yon le 20 juillet 1883 et morte le 26 août 1927 à Paris.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

Rejoignez notre cercle de poètes, où chaque mot compte, comme dans les vers de Mallarmé.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

Oh la toujours plus rase solitude

Ô coeur léger, ô courage mal seur