Le ciel est plus gris qu’une feuille morte

Le ciel est plus gris qu’une feuille morte
Qui traîna longtemps dans la boue et l’eau ;
Les rameaux menus que le vent emporte
Sont les os du pin et ceux du bouleau.
On entend couler ainsi que des larmes
Quelques gouttes d’eau dans les rochers noirs ;
Cet instant glacé a pour moi des charmes.
Il ne change rien à mes désespoirs.
Rien ne me rebute et rien ne m’attire ;
L’hiver me sourit dans ses jours neigeants,
Et quand il viendra, je laisserai rire
Le jeune printemps.

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