Je pensais que mon coeur échappé du naufrage

Je pensais que mon coeur échappé du naufrage
Dût être maintenant un peu plus avisé,
Mais quoi ! plus on le trompe et moins il est rusé,
Plus il vieillit au monde et moins il devient sage.

Revoyant la mer calme et le ciel sans nuage
Il se remit au vent qui l’avait maitrisé :
Hélas il te faudrait, pauvre coeur abusé,
Avoir de la fortune autant que de courage !

Combien astu de fois tourné l’oeil vers le port,
Étant loin d’espérance et proche de la mort,
Réclamant les hauts dieux touché de repentance ?

Mais te voyant sauvé des flots audacieux,
Tu te ris de Forage et des vents furieux :
Car du péril passé morte est la souvenance.

Diverses Amours

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