Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse

Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse,
De ce grand Tout brouillé s’écartela,
Les cieux plus hauts clairement étoila,
Et d’animaulx remplit la terre basse :

Et dès que l’homme au portrait de sa face
Heureusement sur la terre il moula,
Duquel l’esprit presqu’au sien égala,
Heurant ainsi sa prochaine race :

Helas ! ce Dieu, helas ! ce Dieu vit bien
Qu’il deviendrait cet homme terrien,
Qui plus en plus son intellect surhausse.

Donc tout soudain la Femme va bastir,
Pour asservir l’homme et aneantir
Au faux cuider d’une volupté faulse.

Contr’amours

Voter pour ce poème!

Avatar Apprenti Poète

Par Etienne Jodelle

Étienne Jodelle est un poète et dramaturge français né en 1532, et mort en juillet 1573, à Paris. Membre de la Pléiade, il s'efforcera de revitaliser les principes du théâtre antique à la Renaissance.

Ce poème vous a-t-il touché ? Partagez votre avis, critique ou analyse !

La poésie se nourrit de vos réflexions. Laissez un peu de vous sur nos pages.
S’abonner
Notifier de
Avatar
guest
0 Avis
Inline Feedbacks
View all comments

L’échappée

Répétition générale